BERTHE WEILL

La petite galeriste des grands artistes

                                         Illustration couverture : Michaël Beaucé                                                                                                          
Malgré un rôle considérable dans l’avènement de la peinture moderne, Berthe Weill (1865-1951) demeure inconnue et son histoire inédite. Si vous ne la connaissez pas encore, résumons simplement en précisant que Berthe Weill était la première femme à devenir galeriste en ouvrant une minuscule boutique à Montmartre en 1901 où manquant de place, elle accrochait les toiles encore humides par des pinces à linge à des fils tendus à travers sa boutique. Paris était alors le centre d’un bouillonnement artistique sans précédent dans lequel Berthe Weill, douée d’un talent de sourcier pour reconnaître les meilleurs, est devenue la représentante de toute l’avant-garde. Artistes, auteurs, poètes et curieux se rassemblaient tous à la Galerie B.Weill. La marchande s’est ainsi rapidement imposée comme une actrice majeure de l’Art malgré un contexte antisémite et hostile aux femmes. Personnalité majeure, Berthe Weill était connue pour sa force de caractère. En des temps particulièrement misogynes envers les indépendantes, elle n’hésitait pas à faire de sa vitrine le reflet de ses opinions politiques en contrant la réprobation collective. Ainsi, elle revendiquait le droit de vote pour les femmes dans un de ses catalogues dès 1932.
D’une lucidité impressionnante pour valoriser les débuts de jeunes artistes, Berthe Weill est la première à vendre les toiles de Picasso à Paris. Elle découvre également les Fauves avant le Salon d’Automne de 1905 et propose très tôt les prémices du mouvement Cubiste. Durant trente-huit années de carrière, elle a soutenu avant ses concurrents les débuts de tous les tenants de la modernité en devenant la première marchande de Braque, Derain, Dufy, Léger, Maillol, Matisse, Modigliani, Picasso et de nombreux autres encore. N’oublions pas de préciser également que la Galerie B.Weill était la seule dès son ouverture et durant un quart de siècle à présenter les artistes sur un pied d’égalité quel que soit leur sexe, offrant enfin une légitimité au talent des femmes peintres malgré la misogynie endémique au milieu culturel. Il faudra patienter vingt-quatre ans pour qu’un concurrent en fasse de même et tout autant pour qu’une autre femme devienne à son tour directrice de galerie.
L’histoire de Berthe Weill restitue une manière unique de vivre l’Art en relation privilégiée avec ses auteurs, une haute considération du métier de marchand de tableaux et de la pédagogie inhérente à cette fonction. C’est aussi un volet plus personnel présentant une femme d’origine modeste juive qui traverse vivante les deux guerres mondiales en changeant l’Histoire par la seule revendication de son indépendance.
Comment ce parcours impressionnant a-t-il pu être à ce point oublié par l’Histoire de l’Art ? Pour parer cette injustice, une quantité importante d’archives a été rassemblée (catalogues de la galerie, correspondance, photographies d’époque) et de multiples initiatives vise à réhabiliter cette pionnière. Nous demeurons à la recherche de toutes informations pour compléter cette collection, n’hésitez pas à nous faire part de vos documents si vous conservez des éléments en lien avec la galeriste. De mon côté, je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions et transmettre aux ayants droit les demandes d’utilisation iconographique ou relevant de la propriété intellectuelle. 

À LIRE POUR DÉCOUVRIR BERTHE WEILL

Je suis l’auteur de la première biographie consacrée à la galeriste parue en novembre 2011 sous le titre Berthe Weill (1865-1951) La petite galeriste des grands artistes disponible ici. J’ai également rédigé la page wikipedia qui lui est consacrée, à visiter ici. Françoise Job - Docteur en histoire et petite-nièce de Berthe Weill - a retranscrit sa conférence donnée à propos de la galeriste à l’occasion du Colloque de la Shial en 2005, à découvrir ici. Si vous avez la chance de lire l’ouvrage original, commencez par les propres mots de Berthe Weill dans ses mémoires intitulées Pan ! dans l’oeil, Librairie Lipschutz, 1933.    

                                         Illustration couverture : Michaël Beaucé                                                                                                          

Malgré un rôle considérable dans l’avènement de la peinture moderne, Berthe Weill
(1865-1951) demeure inconnue et son histoire inédite. 
Si vous ne la connaissez pas encore, résumons simplement en précisant que Berthe Weill était la première femme à devenir galeriste en ouvrant une minuscule boutique à Montmartre en 1901 où manquant de place, elle accrochait les toiles encore humides par des pinces à linge à des fils tendus à travers sa boutique. Paris était alors le centre d’un bouillonnement artistique sans précédent dans lequel Berthe Weill, douée d’un talent de sourcier pour reconnaître les meilleurs, est devenue la représentante de toute l’avant-garde. Artistes, auteurs, poètes et curieux se rassemblaient tous à la Galerie B.Weill. La marchande s’est ainsi rapidement imposée comme une actrice majeure de l’Art malgré un contexte antisémite et hostile aux femmes. Personnalité majeure, Berthe Weill était connue pour sa force de caractère. En des temps particulièrement misogynes envers les indépendantes, elle n’hésitait pas à faire de sa vitrine le reflet de ses opinions politiques en contrant la réprobation collective. Ainsi, elle revendiquait le droit de vote pour les femmes dans un de ses catalogues dès 1932.


Place aux jeunesD’une lucidité impressionnante pour valoriser les débuts de jeunes artistes, Berthe Weill est la première à vendre les toiles de Picasso à Paris. Elle découvre également les Fauves avant le Salon d’Automne de 1905 et propose très tôt les prémices du mouvement Cubiste. Durant trente-huit années de carrière, elle a soutenu avant ses concurrents les débuts de tous les tenants de la modernité en devenant la première marchande de Braque, Derain, Dufy, Léger, Maillol, Matisse, Modigliani, Picasso et de nombreux autres encore. N’oublions pas de préciser également que la Galerie B.Weill était la seule dès son ouverture et durant un quart de siècle à présenter les artistes sur un pied d’égalité quel que soit leur sexe, offrant enfin une légitimité au talent des femmes peintres malgré la misogynie endémique au milieu culturel. Il faudra patienter vingt-quatre ans pour qu’un concurrent en fasse de même et tout autant pour qu’une autre femme devienne à son tour directrice de galerie.

L’histoire de Berthe Weill restitue une manière unique de vivre l’Art en relation privilégiée avec ses auteurs, une haute considération du métier de marchand de tableaux et de la pédagogie inhérente à cette fonction. C’est aussi un volet plus personnel présentant une femme d’origine modeste juive qui traverse vivante les deux guerres mondiales en changeant l’Histoire par la seule revendication de son indépendance.

Comment ce parcours impressionnant a-t-il pu être à ce point oublié par l’Histoire de l’Art ? Pour parer cette injustice, une quantité importante d’archives a été rassemblée (catalogues de la galerie, correspondance, photographies d’époque) et de multiples initiatives vise à réhabiliter cette pionnière. Nous demeurons à la recherche de toutes informations pour compléter cette collection, n’hésitez pas à nous faire part de vos documents si vous conservez des éléments en lien avec la galeriste. De mon côté, je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions et transmettre aux ayants droit les demandes d’utilisation iconographique ou relevant de la propriété intellectuelle. 


À LIRE POUR DÉCOUVRIR BERTHE WEILL

Pan!

Je suis l’auteur de la première biographie consacrée à la galeriste parue en novembre 2011 sous le titre Berthe Weill (1865-1951) La petite galeriste des grands artistes disponible ici. J’ai également rédigé la page wikipedia qui lui est consacrée, à visiter ici. Françoise Job - Docteur en histoire et petite-nièce de Berthe Weill - a retranscrit sa conférence donnée à propos de la galeriste à l’occasion du Colloque de la Shial en 2005, à découvrir ici. Si vous avez la chance de lire l’ouvrage original, commencez par les propres mots de Berthe Weill dans ses mémoires intitulées Pan ! dans l’oeil, Librairie Lipschutz, 1933.